Comment mieux comprendre le bruit dans les rues de Paris ? | Recherche
Mise à jour le 06/10/2026
Le niveau sonore ne suffit pas toujours à décrire ce que l’on entend et ressent en ville. Dans sa thèse Cifre menée avec la Ville de Paris, Hugo Delarue cherche à mieux caractériser les environnements sonores urbains grâce à de nouveaux indicateurs et à la participation des habitantes et habitants.
Infos clés
Dispositif : Cifre
Chercheur-se : Hugo DELARUE
Période : 2026 - 2029
Statut : thèse en cours
Direction : Direction de la Transition écologique et du Climat (DTEC)
Thématiques : bruit environnemental, acoustique urbaine, sciences participatives, environnement et santé
Présentation
En ville, un même niveau sonore moyen peut correspondre à des environnements très différents : le passage ponctuel de véhicules motorisés, le bruit d’une terrasse ou encore les sons naturels et les activités humaines dans un parc. Les indicateurs acoustiques habituellement utilisés permettent de mesurer l’exposition au bruit, mais rendent plus difficilement compte de cette diversité et de la manière dont les environnements sonores évoluent dans le temps.
La recherche d’Hugo Delarue vise à compléter ces outils en développant des méthodes permettant de mieux identifier les sources sonores et de caractériser leur dynamique.
Elle s’appuie notamment sur NoiseCapture, une application mobile gratuite et open source qui permet aux habitantes et habitants de mesurer le bruit avec leur téléphone et de contribuer à une cartographie participative des environnements sonores.
Méthodologie
La thèse combine acoustique environnementale, traitement du signal et sciences participatives.
Elle explorera de nouveaux indicateurs permettant de décrire les environnements sonores au-delà du niveau sonore moyen : nombre d’événements dépassant certains seuils, durée des périodes de calme, variation des niveaux ou encore reconnaissance automatique de différentes sources sonores.
Des campagnes de mesures participatives seront également organisées afin d’étudier les possibilités et les limites des données recueillies par les habitantes et habitants. Enfin, la recherche s’intéressera à la manière de restituer ces informations sous des formes adaptées aux différents publics : habitants, services techniques et décideurs publics.
Résultats
La recherche étant en cours, ses résultats définitifs ne sont pas encore disponibles.
La thèse doit permettre de développer et d’évaluer de nouveaux indicateurs pour mieux caractériser la diversité des environnements sonores urbains et leurs évolutions dans le temps. Elle étudiera également dans quelles conditions les mesures participatives peuvent compléter les outils réglementaires existants.
Apports pour la Ville
Cette recherche doit permettre à la Ville de Paris de disposer d’outils complémentaires pour mieux observer les situations sonores locales, notamment certains phénomènes aujourd’hui peu visibles dans les approches fondées sur des niveaux moyens : nuisances intermittentes, évolutions locales ou effets liés aux usages de l’espace urbain.
En associant les habitantes et habitants à la collecte de données et en travaillant sur des formes de restitution accessibles à différents publics, la thèse doit également contribuer à nourrir les démarches de concertation autour du bruit et à renforcer la compréhension des environnements sonores parisiens.
Partenaires
- Direction de la Transition écologique et du Climat (DTEC) – Ville de Paris
- Unité Mixte de Recherche en Acoustique Environnementale (UMRAE) – Université Gustave Eiffel / Cerema
Le dispositif Cifre
Cette recherche est menée dans le cadre du dispositif CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche), qui permet à un doctorant ou une doctorante de conduire une thèse en partenariat avec une structure publique ou privée.
À la Ville de Paris, ce dispositif favorise le développement de recherches en lien direct avec les politiques publiques parisiennes.
En savoir plus sur le dispositif Cifre
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